Compagnie de la Trace

Conte, théâtre, lectures, musique, marionnettes, chansons...

  • Augmenter la taille
  • Taille par défaut
  • Diminuer la taille
Actualité

Deux nouvelles créations avec deux histoires parallèles :

La Compagnie a été à la rencontre de deux femmes ayant vécu des réalités différentes dans un même contexte, celui de la dernière guerre mondiale.

D'une part,  Renée Sarrelabout dans la région de Tarbes, employée de mairie, militante,déportée en camp de concentration à Rawensbruck, à l'âge de 21 ans pour faits de résistance.

Cette première histoire, c'est
"
Les Mangeurs d'Aurore" par Michèle Bouhet et Antoine Compagnon.
Il ne s'agit pas ici de devoir de mémoire mais plutôt de s'inscrire dans une histoire humaine, tragiquement humaine.
C'est par l'incarnation du récit de la conteuse, Michèle Bouhet, par la musique, le chant, la poésie d'Antoine Compagnon et par le travail de mise en vie scénique de Jean-Louis Compagnon que se réalise la transposition artistique de ce témoignage.
Ce spectacle oscille entre la puissance de la vie de son héroïne et la barbarie du régime nazi ; il porte aussi le cri du silence des voix disparues.

Les Mangeurs d'Aurore a fait l'objet d'une résidence à Tarbes durant tout le mois de mai, co-production, Ville de Tarbes, Théâtre "Le Pari", A.F.M.D. 65, Fédération des Oeuvres Laïques des Hautes Pyrénées et Compagnie de la Trace.


D'autre part, Tania Astier dans la région de Châtellerault, d'origine Ukrainienne, à cette même époque, se voit contrainte de traverser l'Europe pour fuir la famine et la folie hitlérienne. Arrivée en France, elle trouvera Jean, son mari.

Cette seconde histoire,  c'est
"Je viens chercher Jean"
par Isabelle Bouhet et Christian Compagnon.
Pour la transposition de ce témoignage sur scène, la Compagnie de la Trace a choisi de travailler avec Alain Enjary et Arlette Bonnard. Ensemble, nous voulons sous-tirer le miel de la mémoire. Sans imiter la parole de cette vieille dame, il s'agit pourtant de se fondre dans son langage et dans cette musique qui l'accompagne depuis qu'elle est partie d'Ukraine il y a 68 ans. Ainsi notre démarche s'oriente vers une mise en jeu de la plus grande sobriété pour servir cette parole à la fois unique et universelle.

Je viens chercher Jean, une co-production, Maison pour Tous de Châtellerault, Nouveau Théâtre de Châtellerault et Compagnie de la Trace.
 


Impression d’un soir

Il faisait beau lorsque nous avons présenté «LES MANGEURS D’AURORE» à Gençay (86160 Vienne) au festival du Centre Culturel La Marchoise.

Ce détail climatique a son importance ! Nous jouions dehors, dans un superbe parc ; et quand le soleil est tombé, que les ombres des bâtiments se découpaient, que les arbres frémissaient dans le noir éclairé de la lune, je percevais les spectateurs dans l’ombre.

Alors, dans la musique et les fulgurances poétiques d’Antoine Compagnon, dans les mots de mon récit enveloppé par l’écho des paroles de Madame Renée Sarrelabout, j’ai eu l’impression à la fin, alors que nous étions réchauffés par les applaudissements nourris des spectateurs qu’ensemble, à ce moment-là, nous étions des VIVANTS. Les dessins de Madame J. L’Herminier, elle aussi rescapée du camp de concentration de Ravensbruck étaient accrochés comme du linge sur un fil tendu entre deux arbres ; linge comme une trace indélébile des habitants de la grande maison des humains.

Et puis, on a bu un verre et discuté et encore discuté en écoutant la voix de Renée Sarrelabout enregistrée par François Petit à Tarbes.

Et je regardais sur l’écran le visage de Renée, et je regardais les spectateurs qui la regardaient, et qui l’écoutaient témoigner, et j’étais juste bouleversée et fière de l’aventure humaine et artistique des «Mangeurs d’Aurore».


Michèle BOUHET

 


 

Je n'en reviens toujours pas


Avoir eu la chance de rencontrer Tania, son fils ;

Avoir eu la chance qu'on nous confie cette parole ;

Avoir eu la chance de ne pas savoir comment s'en saisir, et de pouvoir le dire.

Connaître Alain Enjary : auteur dramatique, formidable comédien et lecteur ;

Qu'il accepte de travailler avec nous la parole de Tania : matière « totalement indisciplinée et autonome », langue indomptable ;

Que cet homme, Alain, nous confie à son tour, à sa compagne Arlette Bonnard, formidable comédienne et metteur en scène ;

Que Christian m'accompagne sur scène ;

Que tout le beau monde de la Trace nous entoure d'affection et de bienveillance.

 

« Je viens chercher Jean » est né.

Le spectacle a été joué 3 fois : le 14 octobre, le 21 octobre et le 8 décembre.

Le soir en présence de la grande Tania, et de ses enfants ;
A Châtellerault, l'après midi devant un public dit « en difficulté sociale », dans tous les cas, extrêmement réceptif et intéressé ; 

Au collège de Couhé, devant des élèves de 3ème, dont certains que j'avais accompagné, lors d'ateliers théâtre.

 

Avoir eu la chance aussi de répéter le spectacle, devant un public de grande qualité à Vaux-en-Couhé.

 

Je n'en reviens toujours pas.

Et je continuerais de vouloir « chercher Jean »...

Isabelle BOUHET

 

 

 


Audio et Vidéo

  • JoomlaWorks Simple Image Rotator
  • JoomlaWorks Simple Image Rotator
  • JoomlaWorks Simple Image Rotator
  • JoomlaWorks Simple Image Rotator
  • JoomlaWorks Simple Image Rotator
  • JoomlaWorks Simple Image Rotator
  • JoomlaWorks Simple Image Rotator
  • JoomlaWorks Simple Image Rotator
  • JoomlaWorks Simple Image Rotator
  • JoomlaWorks Simple Image Rotator
  • JoomlaWorks Simple Image Rotator
  • JoomlaWorks Simple Image Rotator
  • JoomlaWorks Simple Image Rotator
  • JoomlaWorks Simple Image Rotator
  • JoomlaWorks Simple Image Rotator
  • JoomlaWorks Simple Image Rotator
  • JoomlaWorks Simple Image Rotator
  • JoomlaWorks Simple Image Rotator

Partenaires


Région Poitou-Charentes (conventionnement)


Conseil général de la Vienne

Ville de Civray


Syndicat mixte Pays Civraisien




Fond Social Européen