Auteur, compositeur, interprète Jean-Louis Compagnon aime les mots qui chantent, la musique qui parle et les sons qui sonnent. C’est simple. Mais cette simplicité est exigeante, comme la cuisine de tous les jours, qu’on goûte avec un plaisir innocent, sans jamais se demander pourquoi on l’aime. |
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| Il fait partie des ACI (Auteur, Compositeur, Interprète, comme on dit), avec un humour sur l’état de la vie et une fidélité aux combats quotidiens, annuels et vitaux qui font de lui un homme rare. Depuis plus de trente ans, il est là où la pelle, la pioche et le désir s’accordent en majeur ou en mineur avec ceux dont la parole est à ciel ouvert, par tous les temps, sous le crachin du monde.
En 1990, après 10 ans de rencontres musicales, notamment dans les pays de l’est, le batteur Charles-Lolo-Bellonzi lui propose de travailler avec lui. De leur rencontre naîtra Blue Belouse un septet hétéroclite de blues dont le spectacle repose sur ses textes et musiques. Dans le même temps, il commence à travailler en duo avec la conteuse Michèle Bouhet et très vite il sent que le rapport musique/récit l’intéresse par-dessus tout. C’est dans l’accompagnement qu’il parvient le mieux à exprimer une sensibilité faite d’accents, de suspensions, qui sont autant de réponses ou de suggestions. Sa rencontre avec la conteuse Bernadéte Bidaùde le conforte dans son envie de poursuivre sa quête d’accompagnateur de la parole. Il participe ainsi à l’enregistrement de Adèle, Robert et les autres, et joue actuellement en duo avec Francis Varis (accordéoniste de Titi Robin) dans le spectacle Jason ou les ailes du désir. De la même façon, il va s’immerger dans le texte de Stefan Zweig pour composer la musique de scène de lettre d’une inconnue, création de la Cie de la Trace, mise en scène de Céline Thiou, avec Isabelle Bouhet (comédienne) et auprès de Christian Compagnon et Sylvain Girard (musiciens). Sa dernière rencontre artistique date de quelques mois, avec Antoine Compagnon (son fils) chanteur. Rencontre d’où sont nés un CD et un spectacle : L’envers des corps. "Jean-louis Compagnon défend la dignité humaine face à ce qui la menace. Mais qu’on ne s’y trompe pas, la gravité n’exclut jamais l’humour. Ses coups de gueule deviennent comme des chants de liberté. " La Nouvelle République
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