Compagnie de la Trace

Conte, théâtre, lectures, musique, marionnettes, chansons...

  • Augmenter la taille
  • Taille par défaut
  • Diminuer la taille

La Rose de Dublin - La Nouvelle République



La Rose de Dublin



« En effeuillant la Rose de Dublin, une heure et demie de plaisir,  « Notre histoire n'est pas un destin. Ce qui est écrit l'est pour très peu de temps... » Une citation du psy Boris Cyrulnik en exergue du nouveau spectacle de contes donné par Michèle Bouhet et Jean-Louis Compagnon dimanche après-midi aux Roches Prémaries .
Son titre : La Rose de Dublin .


Le festival cantonal se donnait avec délectation le point d'orgue avec deux artistes, enfants du pays, qui de Genève à Beyrouth œuvrent à leur manière pour la francophonie !

Deux bancs peuplés de vieillards blasés , les hommes d'un côté, les femmes de l'autre, ont investi la place d'un village poitevin. Ils vivent au rythme des coups de klaxon : le facteur « toujours à l'heure », l'infirmière ( « ça doit être pour ma piqûre ! »), le médecin (« pourriez pas renouveler l'ordonnance de mon mari ? »), l'épicier ambulant (« j'ai besoin de rien, c'était seulement pour venir voir ! »). Vie statique, végétale... Mais un jour, voilà qu'un couple de Britanniques, jeunes, fait irruption, juché sur un tandem. Et c'est le tremblement de terre ! Le morne quotidien est soudain
transfiguré, un enfant naît. C'est la révolution ! Un vieux marin , sorte de Mathusalem, fumeur de pipe, incapable de rencontrer la mort, va peut-être voir enfin le terme de son existence...


Tout cela est fort bien ficelé. Michèle Bouhet sait à merveille tenir son public en haleine et Jean-Louis Compagnon lui donne la réplique avec humour et souvent en musique. Tout cela dégage une vraie poésie et interroge chacun sur le sens de sa propre existence. Alors le destin existe ou n'existe pas?
Pour le savoir il faut aller les entendre lors de leur prochain passage dans la région que nous ne manquerons pas de signaler dans nos colonnes. Un régal, ça se fait toujours un peu attendre ! ».


 

Callimague, La Nouvelle République